Une semaine après son discours de Munich, le vice-président des États-Unis fait une nouvelle fois la leçon à l’Europe qui ne respecterait pas la liberté d’expression selon lui. Depuis la Conférence d'action politique conservatrice (CPAC) qui réunit tout le gratin trumpiste à Washington pendant quatre jours, J.D. Vance est allé jusqu’à affirmer que les États-Unis et l’Europe risquent de ne plus partager les « valeurs communes » sur lesquelles repose leur alliance historique.
L’amitié entre l’Europe et les États-Unis est basé des valeurs communes, dit J.D. Vance. Mais le vice-président américain tempère immédiatement devant ses partisans réunis à Washington : « Nous n’avons plus de valeurs communes quand vous jetez en prison des gens pour un tweet ou quand vous annulez des élections parce que vous n’êtes pas satisfaits des résultats ». J.D. Vance fait allusion aux arrestations d’internautes en Allemagne pour incitation à la haine et à l’annulation de la présidentielle roumaine en raison de soupçons d’ingérence russe sur TikTok.
L'Europe doit s'aligner
Dans la salle, Elisabeth applaudit. Cette fidèle estime que l’Europe doit s’aligner sur la conception trumpiste de la liberté d’expression si elle veut préserver son alliance avec les États-Unis. « On a vu ces vidéos de gens arrêtés en Allemagne et en Angleterre, et il dit simplement, hé, nous devons avoir des valeurs partagées avec les États-Unis comme dire la vérité et la réalité. Et ce qu’il dit à l'Union européenne, c'est, rejoignez-nous ! »
« J’aime les Russes ! »
Et certains trumpistes, comme Derek de Pennsylvanie, vont jusqu’à se sentir plus proches des Russes que des Européens. « J’aime les Russes ! Ils sont forts, comme les Américains ! » S’il est une alliance qui se porte bien, c’est celle des trumpistes avec les droites nationalistes européennes dont les représentants ont presque tous été invités à la grande convention annuelle des trumpistes.
Rfi